EN DIRECT SUR ALT RADIO DIRECT 00:00 - 19:00 : La playlist ALTRADIO

Réviser ses classiques pour la Nuit de la lecture 2019

25 janvier 2019

Pour la troisième année consécutive, le ministère de la Culture a organisé la Nuit de la lecture, un événement convivial propice aux découvertes. Comme l’année dernière, je me suis rendue à la médiathèque Jacques Prévert à Colombes (92) par facilité, car j’habite dans cette ville, et plaisir de retrouver mes bibliothécaires.

Réviser ses classiques pour la Nuit de la lecture 2019
©

De chouettes ateliers

C’est toujours un plaisir d’entrer dans une médiathèque et d’être accueillie par des bibliothécaires enthousiastes. À peine arrivée dans le hall, on me propose des lectures de contes, un bookface et un quizz. Devant ma légère hésitation, la bibliothécaire dégaine une boîte en bois contenant des cartes et m’invite à deviner des livres à partir d’émojis. Avec un monsieur qui se trouve là, on réfléchit un peu sur une œuvre pourtant culte :

Il s’agit évidemment du Seigneur des anneaux, mais on était partis sur « Roi/Reine… » et ça nous a perturbés. Une belle idée que ce jeu, facilement reproductible chez soi avec tous types d’œuvres (livres, films, etc.) et personnalisable. Vous pouvez aussi le retrouver dans le commerce.

J’écarte la lecture et vais me faire prendre en photo au bookface. Je note le sympathique jeu de mots, dépose ensuite sac et manteau et me positionne face à l’objectif. Le principe est simple : on choisit un livre dont la couverture peut s’intégrer à notre visage. La librairie Mollat à Bordeaux poste beaucoup de photos dont les mises en scène sont particulièrement réussies. Pour ma part, ce sont mes cheveux qui ont permis d’habiller le livre.

© Médiathèque Jacques Prévert, Colombes (92)

Mêler cinéma et littérature

Un quizz est organisé et c’est ce qui m’intéresse le plus. Ma culture cinématographique est très limitée, j’ai donc peu de chances de briller. J’arrive en cours de route, au moment de la pose biscuits apéro et jus d’ananas. Mais dans une médiathèque, chaque minute apporte une découverte, une discussion intrigante. Un homme participant au quizz demande d’où viennent les livres qui seront distribués en cadeaux, s’ils sont sortis des rayons. C’est l’occasion pour le responsable d’expliquer ce qu’est le désherbage. Il s’agit d’une mission essentielle qui consiste à retirer des rayons les livres dont la médiathèque ne veut plus pour plusieurs raisons. Ils peuvent être trop abîmés, ne plus être d’actualité ou avoir un trop faible taux de rotation, c’est-à-dire qu’ils ne sont pas assez empruntés. Concernant les cadeaux, ce sont des dons de particuliers qui ne sont jamais entrés dans le circuit de la médiathèque. Cette dernière achète les livres avec l’argent public, il lui est donc impossible de les donner. Elle peut les revendre, ce qui arrive lors de brocantes ; autrement ils sont mis au pilon, c’est-à-dire détruits.

Nous reprenons le quizz avec une cinquantaine d’extraits de films adaptés de livres, dont il faut deviner le titre, le réalisateur, le titre du livre (si différent) et l’auteur du livre. Certains participants sont surmotivés et font s’envoler leur compteur de points. Passent dans le désordre Coraline, Anna Karénine, 300, Harry Potter, La Reine des neiges, Un tramway nommé désir… C’est l’occasion de remarquer l’étendue de mon ignorance dans ces adaptations ! Je ne marque que 5 petits points, confond Vampire Diaries et Entretien avec un vampire, mais c’est avec fierté que je donne le nom de l’auteur du Magicien d’Oz, Lyman Frank Baum.

Petit éloge des bibliothèques et de la lecture

Cet événement est encore une fois l’occasion de rappeler que les médiathèques ont beaucoup à offrir, en dehors de formidables heures de lecture. Les bibliothécaires regorgent d’idées pour vous donner envie de découvrir des œuvres et d’aller à la rencontre des autres. Nous avons la chance en France d’avoir accès gratuitement à un large pan de la culture grâce à ces lieux publics. Il n’y a pas que des livres, car on peut y emprunter des DVD, des CD, jouer aux jeux vidéo ou encore admirer des expositions.

Et pour rappel, les livres ne sont pas que des romans. Lire des mangas et des bandes dessinées, c’est quand même lire. Quels que soient sa forme, son nombre de pages ou la taille des illustrations, le livre conserve sa valeur, sans hiérarchie de genres ; et les bibliothécaires leur rendent hommage avec des mises en avant et des conseils adaptés. Il n’y est pas question de légitimité, chacun vient comme il est (la référence est facile mais ce célèbre fastfood met des livres dans ses menus enfant et c’est génial), et on apprécie d’autant plus de voir que cet espace s’adapte à tous.

Vous pouvez retrouver l’article de l’année dernière sur Panoramas, toutes les informations concernant la Nuit de la lecture sur le site du ministère et concernant les médiathèques de Colombes sur leur site.

À partager sur les réseaux sociaux

Les derniers articles